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Black stories ou Post Mortem : avec un meneur ou seul ?

Illustration : L’allumette dans le désert

Le jeu de cartes black stories et Post Mortem reposent sur le même plaisir : une scène étrange, des questions fermées, puis le moment où l’histoire s’éclaire. Ce qui les sépare, c’est qui répond. La boîte demande un ami qui a lu la solution. Post Mortem est une application d’énigmes de situation dont le narrateur répond quand personne d’autre n’est là, et dont vous pouvez aussi mener les histoires vous-même. Ce comparatif est écrit par LaBoîteBleue, le studio qui édite Post Mortem : lisez-le en connaissance de cause.

Dans cet article
En bref
CritèrePost Mortemblack stories (boîte classique)
SupportApplication mobile, iOS et AndroidJeu de cartes
Qui répond aux questionsLe narrateur de l’application, ou un meneurUn meneur qui a lu la carte
Jouer seulOuiNon, il faut un meneur
Ce qu’il fautUn téléphone et une connexionLa boîte et un meneur
PointsAucun entre joueursJetons en option, sur trois manches
Un objet à partager autour de la tableNon, une applicationOui, une boîte de cartes
La solution, pour menerUne fois l’énigme résolue, ou avec son packAu dos de chaque carte

Établi par LaBoîteBleue, éditeur de Post Mortem, d’après les pages officielles citées plus bas, consultées le 29 septembre 2026.

Comment se joue la boîte black stories

Dans les règles publiées sur son site, l’éditeur allemand moses. fait désigner un meneur. Il pioche une carte, lit en silence le recto et le verso, puis lit l’énigme à voix haute et montre l’illustration. Les autres posent leurs questions dans le désordre, à condition que le meneur puisse y répondre clairement par oui ou par non. Il peut aussi signaler qu’une question n’a aucune importance, détourner le groupe d’une fausse piste ou exiger une reformulation. L’énigme est résolue quand le groupe a reconstitué les grandes lignes des faits ; le meneur lit alors l’histoire complète.

Les règles prévoient deux façons de jouer. En compétition, le meneur distribue des jetons pour les questions qui touchent un élément essentiel de la solution, sur trois manches, et celui qui en a le plus gagne. En équipe, personne ne compte les points. Nous comparons ici cette boîte classique. Les autres jeux de la gamme ont leurs propres règles, et si vous trouvez une application nommée black stories, regardez sur sa fiche qui l’édite.

Sources

Ce qu’apporte une personne autour de la table

Connaître la réponse et regarder ses amis construire une théorie de plus en plus compliquée a son charme. Le meneur suit les réactions, laisse vivre un silence, propose un indice si le groupe en a envie. Sa façon de raconter peut compter autant que le dénouement.

Une boîte est aussi un objet commun. On choisit une carte, on la pose, on passe la suivante à quelqu’un d’autre, et le rôle de meneur fait le tour de la table. Si c’est ce rituel que vous cherchez, il doit peser dans votre choix. Une application peut avoir son intérêt sans imiter chaque geste d’un jeu de table, mais elle ne remplacera pas celui-là.

Peut-on jouer seul ?

Pas avec la boîte : quelqu’un doit avoir lu la carte, et cette personne ne peut pas enquêter en même temps. Post Mortem est pensé pour que ce soit possible. Le narrateur de l’application répond à vos questions fermées par oui, non ou peu importe. Vous les formulez comme vous voulez et suivez vos propres soupçons, sans liste de réponses toutes faites. Les faits commencent masqués à l’écran et deviennent lisibles à mesure que vos questions les découvrent : vous voyez ce qui est établi et ce qui manque encore.

Vous pouvez donc ouvrir une histoire que personne autour de vous n’a lue, dans un train, dans une salle d’attente, à la fin d’un dîner. Il faut le téléphone et une connexion. Les questions au narrateur sont comptées chaque jour, sauf avec l’offre complète. Le déclic que nous cherchons est celui des deux formats : une évidence se révèle être une supposition, et toute la scène s’éclaire autrement.

Mener une histoire de Post Mortem entre amis

Les histoires de Post Mortem se racontent aussi à voix haute, à une condition : le meneur doit pouvoir lire la solution. Dans l’application, une solution s’ouvre quand vous avez résolu l’énigme. Posséder un pack ouvre directement les solutions de ce pack, et l’offre complète les ouvre toutes. Les pages gratuites du site montrent seulement l’énoncé, jamais la réponse. Une soirée se déroule alors ainsi :

  • Choisissez le meneur et l’histoire : une énigme qu’il a résolue ou dont il possède le pack, et que personne d’autre n’a jouée.
  • Le meneur lit la solution seul, dans l’application, jusqu’à pouvoir la raconter sans la regarder.
  • Lisez l’énoncé à voix haute. Pour une énigme gratuite, ouvrez aussi sa page sur le site, pour que chacun puisse relire les mots exacts.
  • Répondez par oui, non ou peu importe, comme avec la boîte. Faites reformuler les questions qui ne permettent pas ces réponses.
  • Quand quelqu’un raconte les grandes lignes de l’histoire, le meneur confirme et lit la solution.

Choisir selon votre soirée

Pour nous, une énigme noire doit être intéressante avant même sa révélation. Nous cherchons des questions qui ouvrent des pistes, un énoncé court dont chaque phrase reste vraie et une explication qui rende compte de toute la scène. C’est l’exigence que nous nous fixons, pas un jugement sur les cartes des autres.

Pour un jeu de cartes, un ami aux commandes et peut-être des jetons sur la table, la boîte classique va de soi. Post Mortem ne compte pas de points entre joueurs : un groupe qui aime les jetons peut les noter sur un papier. Pour enquêter aussi quand personne n’est là, essayez Post Mortem : lisez d’abord quelques énoncés gratuits et voyez si notre genre d’énigme noire vous plaît.

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